Horten, le 27 septembre 1934
Cher frère, E. Bekkevold

Paix.

Dieu voulant, je viendrai à Oslo samedi et dimanche prochains. J’ai compris que vous avez l’intention d’aller à Nittedal, probablement à « Stua ». Je serais content de vous y accompagner. Je suis rentré hier de Kristiansand et de Brevik. Le fr. Bratlie est resté à Kristiansand. Ça va bien à Brevik. Il y a un fort besoin de travail à Kristiansand, tout particulièrement parmi les jeunes et les enfants.

Je suppose que vous avez arrêté les réunions de plein air à Oslo maintenant. Je crois qu’il faut tout d’abord prendre soin des brebis et des agneaux qui sont dans l’assemblée, pour qu’ils sentent qu’ils y ont un foyer. Tout ce travail avec la populace est lourd, et du reste on pourrait mieux employer son temps à s’affermir intérieurement ; Dieu pourra ensuite ajouter à l’assemblée ceux qui acceptent le salut.

Il faut qu’il y ait une assemblée à Oslo, où les sincères puissent se rassembler dans le calme pour être édifiés les uns avec les autres, et former une habitation de Dieu en Esprit. Mais si on est trop occupé à travailler vers l’extérieur, l’intérieur en souffre. Souviens-toi de cela, cher frère. Je sais que tu es zélé, comme le sont plusieurs des autres frères ; il faut veiller cependant à avoir le bon cap. Je me réjouis de te rencontrer, ainsi que les amis. Salue ta maison et les amis.

Salutations cordiales de ton frère

J. O. Smith