Drøbak, le 4 -1-1934
Cher frère Bekkevold,

Paix !

Merci beaucoup pour le temps que nous avons passé ensemble pendant la conférence. Je suis vraiment étonné de voir le grand nombre de personnes qui viennent de partout. Dieu bénit de toutes les manières. La prédication devient aussi plus profonde et plus fervente. Loué soit son nom ! Nous sommes arrivés ici hier et nous devions poursuivre notre voyage aujourd’hui pour aller à Horten ; mais une tempête est venue du Sud, si bien que nous devons attendre jusqu’à demain. Une réunion avec Bratlie a été annoncée ici par voie de presse pour ce soir.

Nous devons être perfectionnés en vue de l’œuvre du ministère. Cela concerne aussi le fait que des frères qui n’ont pas le ministère de la Parole sont trop enclins à parler. Cela a été mentionné deux fois quand j’étais à Oslo, mais il semble que les personnes concernées n’aient pas compris.

Verås parle beaucoup trop longtemps et Alf Johansen se lève pour prêcher au moment où il ne faut pas. Aux réunions de témoignage, tout le monde peut bien sûr parler ou témoigner, mais même là, il ne faut pas importuner les gens. Tout doit se faire pour l’édification. Si tu pouvais amener Verås et Johansen à être plus modestes, l’assemblée serait moins importunée, et tout serait plus édifiant et empreint de plus de sagesse. Je suppose que tu as remarqué ces choses depuis longtemps. Plus les choses se font avec sagesse, plus il y a de progrès. Les témoignages du forgeron Jensen ne sont pas à leur place à nos réunions. Il n’est pas l’homme qui convient. Cherche par la grâce de Dieu à éliminer tout ce qui corrompt. N’aie pas peur d’intervenir. Il vaut mieux leur dire les choses entre quatre yeux, mais s’ils ne changent pas de conduite, il faut les reprendre publiquement.

Pour le reste, il faut bien dire que, d’une façon générale, la situation est très bonne et bénie à Oslo. Je crois que nous avons un grand avenir devant nous. À condition qu’on se garde pur et qu’on fournisse le travail nécessaire pour convaincre, châtier et exhorter. Si nous ne faisons pas taire ces « donneurs de leçon qui font les malins », ils ne tarderont pas à s’attribuer plus de pouvoir et il en résultera des racines d’amertume et beaucoup seront infestés. Nous voyons comment Olstad a tourmenté et importuné l’assemblée avec son horrible prêchi-prêcha. On en voit d’autres prendre la même direction.

Lorsque l’Esprit n’agit pas dans un discours, ou s’il cesse d’agir, et que celui qui parle continue à parler, ce n’est que de la chair. Il faut faire passer cette chair par le fil de l’épée. Les répétitions à n’en plus finir, et le bavardage religieux plein de banalités, ne mènent qu’à la corruption.

Juste ces quelques lignes pour faire progresser le tout.

Salutations cordiales de ton frère,

J. O. Smith