Horten, le 9 juin 1928
Cher frère, Otto Baltzersen

Paix !

Merci pour ta bonne lettre du 7 juin, que j’ai reçue aujourd’hui. J’apprends que tu as des combats à ton lieu de travail. Et si je comprends bien, c’est la déclaration de revenus qui crée du trouble. J’en ai entendu parler. Ta déclaration de revenus aurait donc dévoilé des gains que les autres n’avaient pas déclarés, n’est-ce pas ???

Je suppose que tu as agi avec sagesse dans cette affaire, que tu t’en es toujours tenu à tes propres affaires, et que tu as essayé dans toute la mesure du possible de ne pas impliquer d’autres personnes. Si c’est le cas, tu peux avoir une bonne conscience, et leurs attaques contre toi seront repoussées par le bouclier de la foi. Du reste, un serviteur de l’Assemblée doit s’attendre à avoir toutes sortes de souffrances. Il faut passer au travers des difficultés, pour qu’elles puissent avoir un effet bénéfique sur soi-même et qu’on devienne capable d’aider les autres. Vous êtes le sel de la terre. Le sel affecte tout ce qui est dans l’entourage de telles personnes, où qu’elles soient.

Tu as aussi fait l’expérience que la chair de la parenté charnelle n’est pas meilleure que toute autre chair. On ne peut jamais s’attendre à recevoir de l’aide de l’Égypte.

Du reste, il faut dire que toute chair a corrompu sa voie. La seule aide véritable se trouve dans les injonctions et les directives de l’Esprit, et dans la parole de Dieu. Toute autre chose passe à côté de la cible ; ce sont des œuvres humaines. C’est pourquoi il s’agit de s’attendre au Seigneur en toutes choses. Cela est à la fois juste et bénéfique, puisque ses décisions sont toujours vraies et irréfutables, dans toutes les situations. Et cela donne un vrai repos et une paix véritable, ainsi qu’une bonne conscience. Qui est suffisant pour ces choses ???

Chacun doit être éprouvé, éprouvé par le feu. Heureux celui qui reste debout ! L’abandon complet entre les mains de Dieu nous affranchit et nous sauve, lorsque nous le laissons diriger au milieu des épreuves. Même si tu es suspendu quelque part entre ciel et terre, reste tranquille avec Jésus sur la croix. Fais silence, mon âme, pourquoi gémis-tu au-dedans de moi ? J’ai imposé le calme et le silence à mon âme, comme un enfant sevré auprès de sa mère. En tant que serviteur de Christ, tu dois t’habituer à ce calme en plein milieu d’une mer déchaînée. Sinon, tu seras balloté par les vagues et jeté sur la plage, et tout se terminera par un naufrage. C’est pourquoi il s’agit de rester ferme et solide, et de s’attendre au Seigneur. Ne rien entreprendre de manière humaine. C’est de cette manière que le royaume de Dieu croît intérieurement et extérieurement. Salue les amis.

Salutations cordiales du frère

J. O. Smith