Paix !
Merci beaucoup pour ta bonne lettre d’aujourd’hui. Elle m’a beaucoup réjoui et consolé, puisque ta victoire est ma victoire, ta joie est ma joie, etc. Oui, je crois au progrès de ceux qui ont un cœur sincère, mais il faut les retirer de la boue, comme on retire la limaille de fer avec un grand aimant. Dans la mesure du possible, ne leur rends pas la pente trop raide. Rends la montée moins raide, tout en visant le même but.
Je dis cela dans la mesure où c’est possible. Mais si cela ne peut pas se faire aisément, laisse les choses aller comme elles vont. Cependant, la ruse du serpent, associée à la simplicité de la colombe, peuvent faire des miracles, lorsqu’on demeure toujours dans l’Esprit.
Oui, les progrès sont lents, mais sûrs, et le commencement a été très modeste. C’est une vie tellement humble qu’on y trébuche, et tellement élevée qu’elle donne le vertige et qu’on prétend que c’est de l’esclavage, mais on dit alors n’importe quoi, car c’est en fait la liberté la plus magistrale et qui remporte la victoire sur tout. Dieu a rendu la pente très faible pour nous. Nous sommes donc montés peu à peu. C’est aussi pourquoi le chemin a été supportable pour nous. Mais maintenant, nous nous approchons des hauteurs où les gens adorent Baal, et il faudra probablement leur régler leur compte. Nous pouvons nous réjouir de tout notre cœur de frapper de tous côtés ; car ce sont les guerres de l’Éternel que nous menons. Rien ne peut arrêter ces guerres. Veille seulement à ce que l’esprit qui nous a tenus à l’extérieur soit toujours maintenu à l’extérieur. Cet esprit ne doit jamais revêtir une fonction sacerdotale parmi nous. Chassons-le ! Maudit soit celui qui éloigne son épée du carnage !
Ici aussi, on dit beaucoup de bien du fr. Skarin. Je ne le connais pas. Je suis content [du développement] du fils de Andresen (le maçon joyeux). Puisse Dieu faire de lui un instrument puissant. Je me réjouis d’être bientôt libéré de mon service dans la Marine. J’ai beaucoup de mal à croire que c’est possible. Que Dieu te donne de progresser sur tous les fronts, pour que tu puisses, dans Sa force, renverser les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu. Puissent des guerriers se développer dans ton sillage, pour continuer le combat à l’infini, aussi longtemps qu’il y aura Satan et de la méchanceté à combattre ! Car il ne suffit pas que l’on combatte soi-même ; mais dans le feu de la bataille, des guerriers se réveillent, s’engagent et participent à la guerre.
Salue les amis. Reçois toi-même les salutations cordiales de ton frère, profondément intéressé par les guerres de l’Éternel,
J. O. SmithNote de l’éditeur :
Dans l’édition précédente, cette lettre est datée par erreur du 7-12-1928.
La date correcte selon le manuscrit original est le 7-2-1928.
