Paix !
Merci beaucoup pour tes deux lettres de Brevik et pour celle de Sandefjord. Je me réjouis de voir que l’œuvre du Seigneur progresse par ta main, et j’espère que cela continuera aussi longtemps que tu vivras. Si mes louanges sont vraiment des louanges de la part du Seigneur, je veux te louer de ce que ta conduite envers moi et envers l’Assemblée a toujours été particulièrement exemplaire. Cela a souvent été une grande consolation pour moi, dans mes combats. Comme tu as semé un bon exemple, je veux demander à Dieu qu’il te donne une riche moisson d’âmes qui fassent preuve à ton égard du même exemple de fidélité et d’amour.
Ce que Dieu nous a donné en Jésus-Christ est viable. Il faut que cela s’élève au-dessus des ruines de ce qui a été « étouffé », jusqu’à ce que le sang monte jusqu’au mors des chevaux. « La sainteté du pape » a prévalu bien trop longtemps parmi le peuple de Dieu ; c’est-à-dire que la « belle chair » a eu l’emprise sur le lieu saint et a exclu le témoignage de Dieu, à savoir l’Esprit, l’eau et le sang. Mais maintenant, par les guerres de l’Éternel, le témoignage de Dieu va être présenté à la pleine lumière du jour. Ce sont ces guerres qui commencent maintenant à nous donner des victoires. Car lorsque Christ part à la guerre, c’est en vainqueur et pour vaincre.
Je crois que nous avons maintenant une tête de pont à Copenhague. Le champ de travail pour le Seigneur est vaste ; c’est pourquoi la vocation de sacrificateur est vaste, elle aussi – elle ne craint pas la distance. C’est réjouissant d’entendre qu’il y a des progrès à Brevik. Je crois qu’il s’y trouvera quelques âmes qui pourront devenir des serviteurs de l’Esprit. On a besoin d’un long apprentissage avant de pouvoir se rendre utile, avant de pouvoir, comme Timothée, apporter une véritable aide et avoir de l’amour et de la sollicitude pour les autres. Cela prend des années, pendant lesquelles on a beaucoup à faire avec soi-même (tous cherchent leurs propres intérêts). Cependant, je crois et je vois que Dieu est aussi capable de nos jours de former des serviteurs selon son cœur.
J’espère te voir à la Pentecôte. Les conférences sont comme les fêtes d’Israël.
Salue les amis, et reçois les salutations cordiales de ton frère et collaborateur,
J. O. Smith