3.

Ils ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs

Ga. 5, 24

Qu'est-ce qui est donc crucifié ? « La chair avec ses passions et ses désirs », dit Paul, maître plein de sagesse en foi et en vérité. Et qu’est-ce qui devient alors inopérant ? La chair. Quelles sortes d'œuvres cessent ainsi ? Les œuvres de la chair. Celles qu'il vient de mentionner aux versets 19 à 21 :

« Or, les œuvres de la chair sont évidentes ; ce sont la débauche, l’impureté, le dérèglement, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les rivalités, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. »

L’expression « les choses semblables » nous indique que les œuvres de la chair englobent bien plus que les œuvres mentionnées ci-dessus, qui ne sont que quelques exemples. Citons quelques autres œuvres courantes de la chair : le mensonge, le vol, la flatterie, l'hypocrisie, la médisance, l'injustice, le manque de miséricorde, l'impatience, la rancune, les murmures et les plaintes, la vanité, l'orgueil, la cupidité, la suspicion.

Où se trouve la limite ? La limite pour chacun en particulier est la lumière qu’il possède à un moment donné, sa propre conscience. Ce que l'on fait en toute connaissance de cause, ce sont les œuvres de la chair ou les œuvres du vieil homme. « Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres. » Col. 3, 9.

Si, par exemple, on se met en colère parce qu’un objet est tombé par terre ou qu’il s’est cassé, ou si on flatte le riche dans l'espoir de recevoir des cadeaux de sa part, cela montre que la chair n'est pas crucifiée, qu’on ne s’est pas dépouillé du vieil homme, si toutefois on sait que la colère et la flatterie sont des péchés, ce que l'on sait généralement. —