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Les conséquences immenses du fait d’être crucifié avec Christ

Une vie victorieuse

Il n’y a malheureusement pas beaucoup de gens qui croient à une vie victorieuse. Beaucoup ont essayé, puis ont abandonné depuis longtemps, considérant que c’était sans espoir. Ils n’y pensent même plus. Et ce n’est pas surprenant, tant qu’on ignore qu’il est possible d’être crucifié avec Christ, qu’il est possible de mourir pendant qu’on vit.

Il est impossible de vaincre le péché si l’on n’est pas crucifié avec Christ. Le vieil homme ne peut pas vaincre, quelle que soit la peine qu’il se donne ou la dévotion dont il fait preuve. Mais il peut être crucifié, on peut s’en dépouiller.

Si l’on ne croit pas que le vieil homme est crucifié, il est impossible de vaincre ; mais si on le croit crucifié, il devient impossible de pécher. C’est l’un ou l’autre. Ces deux réalités sont incompatibles ; elles ne peuvent coexister. Là où la crucifixion est présente, le péché disparaît ; mais là où le péché demeure, la crucifixion est absente.

Le repos en Dieu

L’un des plus grands biens sur cette terre, c’est d’avoir le repos en Dieu, de demeurer paisible et confiant dans toutes les difficultés, à travers toutes les tempêtes de la vie, dans les détresses et les adversités, dans toutes sortes de situations pénibles.

Cela est absolument impossible sans être crucifié avec Christ. « Mais les méchants sont comme la mer agitée, qui ne peut se calmer, et dont les eaux soulèvent la vase et le limon. Il n’y a point de paix pour les méchants, dit mon Dieu. » És. 57, 20-21.

C’est le vieil homme qui est si incorrigible, si agité, si incapable de rester tranquille. Il se tourmente de mille soucis, craignant de perdre toutes les nombreuses choses qu’il possède. Il est rempli de soupçons et de méfiance. Condamné à mort, il vit dans la peur constante et dans une inquiétude sans répit.

Nous avons donc des raisons de louer Dieu pour ce salut unique, pour cette délivrance incomparable : Crucifié avec Christ ! Alors viennent enfin la paix, le repos, la sécurité. Alors nous parvenons au repos en Dieu, comme Jésus, qui dormait à l’arrière de la barque en pleine tempête sur le lac de Génésareth.

La croissance

Il n’y a pas de croissance spirituelle sans que la chair soit crucifiée. Si l’on n’est pas crucifié avec Christ, on vit dans la chair, sous la loi ; on est esclave de la loi, esclave du péché, et on ne fait strictement aucun progrès.

On peut certainement acquérir davantage de connaissance biblique ou d’autres savoirs, et s’exercer à se conduire de manière habile et à bien parler ; mais la croissance spirituelle reste au point mort : c’est sans fin que l’on pèche, que l’on demande pardon, et que l’on recommence...

Aussi longtemps que le vieil homme vit et agit, les vieilles habitudes reviennent sans cesse. C’est dans la nature des choses. Or cela contredit totalement l’idée de croissance.

Ce n’est qu’après s’être vu par la foi crucifié avec Christ qu’on peut vraiment commencer à parler de croissance spirituelle.

La vie de l'Assemblée

Un cantique dit avec justesse : « Ceux qui sur la croix demeurent ont tous l’esprit d’unité. » Et un autre cantique dit : « Qu’il est bon de se rassembler quand la chair est crucifiée. » Cela donne de l’édification et une abondance de biens spirituels. Alors les rapports mutuels — ce qui est le plus difficile de tout — deviennent vraiment bénis.

De même que nul ne peut progresser individuellement sans être sur la croix avec tout ce qui lui est propre, de même l’assemblée ne peut pas être bien coordonnée et former un solide assemblage par la croissance du corps sans que chacun soit crucifié.

Autrement dit, l’Église du Dieu vivant — le corps de Christ — est composée uniquement de personnes qui sont, ou qui seront, crucifiées avec Christ. Car tant que le vieil homme n’est pas crucifié, il fait obstacle à toute véritable croissance du corps. —