Si vous faites mourir – pas autrement
« Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, [alors] vous vivrez. » Ro. 8, 13.
Vivre selon la chair, c’est accomplir les désirs de la chair, Ga. 5, 16, c’est faire les œuvres de la chair ; c’est donc commettre le péché, transgresser les lois divines que l’on connaît déjà.
Si nous continuons à vivre selon la chair, à vivre dans le péché, nous mourrons. Mais si nous ne vivons plus selon la chair, alors nous avons crucifié la chair avec ses passions et ses désirs ; nous sommes crucifiés à tout ce que nous savons être péché.
Et si, de plus, nous faisons mourir par l’Esprit les actions du corps, alors nous vivrons. Les actions du corps ne sont pas la même chose que les œuvres de la chair. Les œuvres de la chair désignent ce que nous savons d’avance être mal, tandis que les actions du corps désignent ce qu’une lumière plus grande nous révèle après coup comme étant mal. Les péchés commis sans que notre conscience éclairée y ait pris part relèvent des actions du corps.
Deux choses sont donc nécessaires pour vivre et pour suivre Christ : I. Que nous ne vivions plus selon la chair, que les œuvres de la chair cessent. II. Que les actions du corps soient mises à mort (jugées et qu’on s’en abstienne) au fur et à mesure qu’elles apparaissent. Autrement dit : I. Que je ne fasse pas ce que je sais être mal. II. Que je cesse de faire le mal au fur et à mesure qu’il m’est révélé.
Nous ne pouvons pas haïr ni crucifier ce que nous ne savons pas être mal. La crucifixion ne peut aller au-delà de la lumière que chacun a reçue. Mais elle peut – et doit – aller jusque-là.
