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S’il meurt...

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. » Jn. 12, 24-25.

S’il meurt, oui ! Voilà justement la grande question. Ah ! comme les hommes sont attachés à ce qui leur appartient, comme ils se défendent, cherchent à préserver et à prendre soin de leur vie — pour leur perte éternelle ! Presque tous les hommes pensent qu’il faut à tout prix défendre sa propre vie et en prendre soin le mieux possible, et ils y consacrent leurs capacités, leur force et toute leur connaissance. Ils s’imaginent qu’il faut s’élever aussi haut que possible dans ce monde, sans soupçonner que c’est exactement l’inverse qu’il vaut la peine de faire.

Les versets qui précèdent montrent le contexte de ces paroles de Jésus : il répondait à la demande de quelques Grecs qui désiraient le voir. Jésus comprenait très bien que leurs pensées n’allaient pas dans la bonne direction. Ils pensaient rencontrer quelqu’un de spécialement grand, brillant et impressionnant, un de ces grands personnages comme ils en avaient déjà vus, mais plus grand encore !

Mais qui était Jésus ? C’était le Maître pour ce qui est de suivre l’autre chemin, celui qui descend. Doux et humble de cœur, avec une apparence dont on détournait le visage, il allait bientôt toucher au terme de sa route : être cloué sur une croix en dehors de la ville, à Golgotha, entre deux brigands, rejeté et abandonné des hommes, et finalement même de Dieu !

C’est pourquoi, cher lecteur, si tu es disposé à renoncer à toute ta vie propre, dans tous les domaines, et à tomber en terre et mourir, comme le grain de blé — durant ta vie même — alors tu n’auras pas vécu en vain dans ce monde. Tu porteras beaucoup de fruits, de la même nature que ceux que Jésus a portés.

Quels fruits immenses sa vie (sa mort) a portés !