13.

Renoncer à soi-même

« Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. » Mt. 16, 24. « Puis il dit à tous : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne chaque jour sa croix et qu’il me suive. » Luc 9, 23

Nous voyons ici qu’il ne va pas de soi de suivre Christ, même après s’être converti. Au contraire, cela reste une question décisive, même pour celui qui est devenu son disciple. Mais si quelqu’un veut vraiment le suivre, il reçoit ici des instructions claires sur ce qu’il doit faire pour y parvenir.

La grande question, tant que nous sommes sur cette terre, est de savoir ce que nous faisons de notre volonté propre. Tout tourne autour de cela ! Chacun de nous possède une volonté propre énorme et multiforme, qui s’oppose à la volonté de Dieu. Il est évident que ces deux volontés opposées ne peuvent s’accomplir en même temps. Si je fais ma propre volonté, je transgresse celle de Dieu. Si je fais la volonté de Dieu, alors j’ai transgressé, ou renié, ou crucifié ma volonté propre.

Si je veux marcher sur le même chemin que Jésus, la voie qu’il a ouverte, je dois chaque jour renoncer à ma volonté et porter la croix sur laquelle cette volonté propre doit être clouée – car c’est cela que Jésus a fait. Ce sont donc là ses traces.

Les souffrances de Christ, comme celles de ses disciples, se répartissent en trois catégories : I. Les souffrances physiques. II. Les souffrances liées au fait qu’il ait été tenté. Hé. 2, 18 et 5, 7. Il s’agit donc là de souffrances qui proviennent de ce qu’on renonce à sa propre volonté. III. Les souffrances éprouvées du fait de tous ceux qui rejetaient sa parole et son salut.

Christ a vécu en crucifié toute sa vie Hé. 12, 2. Il est le Maître dans ce domaine. Et il enseigne cela à ses disciples. Lorsqu’il est dit que Dieu a condamné le péché dans la chair, Ro. 8, 3, cela signifie précisément que Jésus a renoncé à sa propre volonté, ou qu’il l’a condamnée, de sorte qu’elle n’a jamais été accomplie.

Être crucifié avec Christ, c’est donc, en pratique dans la vie quotidienne, dire sans cesse « non » et encore « non » à chaque tentation. Consentir à la tentation en lui disant « oui », ce serait descendre de la croix.

Nous devons passer par toutes sortes de tentations pour entrer dans la vie. Cela revient à opposer continuellement un « non » à notre volonté propre. Il s’agit d’être fidèles sur ce point, de ne faire aucune exception, et de ne jamais se lasser de dire « non ». –