Serions-nous plus grands que Christ ?
L’Écriture nous dit très clairement que nous pouvons et devons vaincre le péché. Dans le livre de l’Apocalypse, il est question des choses à venir, de ceux qui ont atteint le but, ceux qui ont ici-bas suivi l’Agneau partout où il va. Ils ont vaincu le péché et sont sans défaut.
Si nous pouvons vaincre en ayant du péché dans la chair, 1 Jn. 1, 8, que faudrait-il penser si Christ n’avait pas eu de péché dans la chair et si, malgré cela, il avait dû combattre aussi ardemment pour éviter de pécher ? Hé. 5, 7. Si tel était le cas, nous (ceux dont il est question en Ap. 14, 5) serions nécessairement meilleurs que lui, et de ce fait plus grands que lui.
Ce serait insensé !!
Ce serait insensé de nous demander de suivre ses traces, s’il avait eu – pendant les jours de sa chair – une sorte de chair sainte, s’il n’avait pas eu une volonté humaine à vaincre, si, à l’époque, il n’avait pas été semblable en toutes choses à ses frères.
En vainquant, nous serions alors meilleurs que lui ! Si quelqu’un de faible remporte la même victoire que quelqu’un de fort, c’est le faible qui mérite le plus d’honneur. Ce n’est pas une prouesse pour un géant d’écraser un moustique ! Et il n’a pas besoin de mener un combat acharné pour y arriver !
Les hommes peuvent parler et agir de manière insensée, mais la parole de Dieu et son œuvre sont pleines de sens ! Ce sens est le suivant : la même force de l’Esprit (c’est pour cela qu’il a envoyé l’Esprit) pour marcher sur les mêmes traces avec la même chair, la même force de l’Esprit pour vaincre la même difficulté.
Lui, le premier-né et le plus grand d’entre les frères, se trouve devant – comme notre précurseur –, et nous, ses frères en esprit et vérité, nous le suivons sur le même chemin ! Cela a vraiment du sens ! Loué soit Dieu dès maintenant et éternellement !
Comme il devient grand pour nous !!!??? Et comme il est bon, lui qui veut vraiment nous faire participer à sa grandeur et à sa gloire !
Quand les yeux d’un homme s’ouvrent pour voir cette grandeur, cette bonté et cette gloire, ainsi que notre très sainte vocation, il a toutes les raisons de renoncer à tout dans ce monde, avec joie, reconnaissance, de son plein gré et avec promptitude, pour pouvoir suivre l’Agneau sur ses traces tout le reste de ses jours !
Non ! Nous ne sommes pas plus grands que Christ, loin de là ! Mais réfléchis au fait que, par la piété (Hé. 5, 7-9), nous pouvons avoir part à sa grandeur !
