« Bien qu’il soit Fils »

Hé. 5, 8

Dans ce « bien que » – malgré le fait que – se trouve justement la réponse à la question que se posent ceux qui ont des doutes au sujet de Christ manifesté en chair. Ce « bien que » montre que l’apôtre était conscient qu’on peut penser que Christ, parce qu’il était le Fils de Dieu, et parce qu’il avait été conçu par le Saint-Esprit, n’avait peut-être pas de péché dans la chair, et par conséquent qu’il n’avait pas besoin de combattre aussi durement, ni à apprendre quoi que ce soit.

Pour éviter qu’on se fourvoie de cette manière, il écrit :

« C’est lui qui, dans les jours de sa chair, a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété. Il a appris, bien qu’il soit Fils (c’est là le grand mystère de la piété), l’obéissance par les choses qu’il a souffertes ; après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel. » Hé. 5, 7-9.