Collaborateurs dignes de confiance

« Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour tous ceux qui n’ont pas vu mon visage, afin qu’ils aient le cœur rempli de consolation, qu’ils soient unis dans l’amour, et enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. » .

Combien de tout cela Dieu a-t-il pu me révéler ? Il est impossible pour des personnes infidèles de saisir la foi qu’elles peuvent atteindre une telle gloire. Cela exige une fidélité entière et complète envers Dieu, selon la lumière à laquelle nous sommes parvenus. Jésus pouvait compter sur la fidélité de Paul lorsqu’il l’a institué dans le ministère. Paul est devenu un collaborateur digne de confiance, un dispensateur qui savait donner la nourriture à l’Assemblée pour l’amener à la croissance et à la communion. Dieu veut aussi à notre époque établir ses ouvriers dans le champ de Dieu. .

Dieu met ses serviteurs à l’épreuve – souvent en ce qui concerne la puissance et la gloire. Si nous restons fidèles lors de cette mise à l’épreuve, Dieu peut nous confier des choses extrêmement importantes. On devient un fondé de pouvoir de Dieu – quelqu’un qui a les « pleins pouvoirs », qui comprend la volonté de Dieu et qui agit selon le conseil de Dieu. De telles personnes fidèles ont le pouvoir dans leur esprit de lier et de délier les hommes. Elles ont une puissance spirituelle invisible, une puissance qu’aucune personne charnelle ne peut posséder. Si les choses avaient été disposées autrement, cela aurait été effroyable. Seuls les collaborateurs de Dieu peuvent édifier l’Assemblée, le champ n’en est pas capable. C’est pourquoi tous ceux qui désirent croître en Dieu doivent se soumettre exactement à ce qu’ont dit les collaborateurs en qui Dieu a confiance. Ils connaissent le cœur de Dieu et nous enseignent à connaître Dieu. Il y a une grande différence entre les collaborateurs dignes de confiance de Dieu et les autres serviteurs. Chacun de nous est à tout moment un champ pour la parole de Dieu et pour Ses collaborateurs.

« Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre. Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les principes élémentaires des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide. » .

La plupart des gens sont lents à écouter ce que Dieu dit, même parmi nous. C’est quand on a été lent à pratiquer ce qu’on a déjà entendu qu’on devient lent à comprendre. Beaucoup de ceux qui auraient dû être des maîtres sont encore des petits enfants en Christ. Leurs sens ne sont pas exercés et ils ne sont pas devenus des experts dans l’usage de la parole de justice. C’est pourquoi ils ont aussi du mal à faire la différence entre le bien et le mal. Tous les amis doivent apprendre à écouter ce que Dieu dit dans leur cœur. Lorsque nous sommes, chacun pour son compte, obéissants envers la voix de l’Esprit, nos sens sont exercés et nous n’avons plus besoin de demander si fréquemment conseil aux autres.

Il est tout à fait vital pour l’Assemblée que des sacrificateurs selon l’ordre de Melchisédek se développent. De tels hommes ne se battent pas pour leur propre honneur, c’est aussi pourquoi ils reçoivent du pouvoir dans l’Assemblée de Dieu. Dans l’ancienne alliance, le roi allait voir le sacrificateur pour chercher conseil dans les circonstances difficiles, mais dans la nouvelle alliance, le roi et le sacrificateur doivent être réunis dans la même personne. La volonté de la chair et des pensées doit être sacrifiée si on veut avoir le pouvoir dans son esprit d’annoncer la lumière admirable de Dieu. L’amour pour la personne et la vie de Jésus doit nous pousser à toujours être livrés à la mort. Cela est tout à fait nécessaire pour que sa vie, et non pas notre personne, soit manifestée dans notre corps lorsque nous nous trouvons dans les différentes circonstances de la vie.

Paul connaissait toute la loi et les punitions qui s’appliquaient à chaque faute. Mais si on veut parvenir à l’état d’homme fait et venir en aide à quelqu’un, on doit entrer dans son cœur et comprendre pourquoi il réagit comme il le fait. L’Esprit atteint l’homme au plus profond de son cœur – il pénètre dans le secret. C’est pourquoi il est tellement important d’écouter l’Esprit et de lui obéir. Si on ne comprend pas les nuances, on se trompe la plupart du temps. On ne peut pas y arriver par l’intelligence et par une bonne mémoire – il faut écouter la voix de l’Esprit. Nos oreilles s’ouvrent par le châtiment. Le châtiment de Dieu nous montre souvent que nous avons été trop mous dans notre esprit.

« Nous donc aussi » est une exhortation qui revient sans cesse dans l’épître aux Hébreux. Nous ne devons pas nous éloigner de ce que nous avons entendu dès le commencement – ce que les apôtres ont contemplé et touché, concernant la parole de vie. Le salut est tellement grand : celui qui est assis dans les lieux célestes à la droite de la Majesté désire faire de nous ses frères et ses cohéritiers !

Un serviteur de l’Éternel ne peut pas craindre pour son nom et pour sa réputation, ni prendre en considération des choses humaines pour devenir populaire. Sinon, il perd sa force, alors que chaque serviteur de l’Éternel a besoin d’être rempli de la force de l’Esprit. Quand on est en guerre, on doit prendre certaines forteresses d’assaut. Il faut beaucoup de force pour repousser l’ennemi. Il en va de même dans les choses spirituelles. Certaines personnes qui se sont enflées et qui sont devenues grandes à leurs propres yeux peuvent avoir besoin d’un traitement spirituel « rude ». On ne peut pas gagner de telles personnes par « l’humilité ». Dans de tels cas, il faut rester ferme et ne pas céder avant que celui qui a commis l’injustice ne perde sa force. Puissions-nous devenir plus capables de « flairer » l’esprit qui habite chez les autres. Jésus ne travaillait pas avec des personnes vexées. C’est de la folie, spirituellement parlant, de vouloir travailler pour que des personnes vexées se plaisent dans l’Assemblée. « Celui dont le cœur s’égare se rassasie de ses voies, et l’homme de bien se rassasie de ce qui est en lui. » . Certains ne sont peut-être pas devenus ce qu’ils espéraient devenir dans l’Assemblée, et ils sont habituellement bougons et à moitié vexés. De telles personnes doivent être châtiées par les circonstances de la vie, s’humilier et devenir reconnaissantes et bonnes. C’est à ce moment-là seulement qu’elles pourront parvenir à la croissance et au développement en Dieu.