Qui est à l’intérieur et qui est à l’extérieur ?

Lorsque Jean a eu pour mission d’écrire les lettres aux anges des sept Églises de l’Asie mineure, il a été initié à bon nombre de pensées et de conseils que Jésus avait à cœur pour ses serviteurs. À certains d’entre eux, Jésus a dû adresser des exhortations très sérieuses et des réprimandes qui les invitaient à se convertir et à prendre la vie au sérieux. Avant d’initier Jean à ces situations très sérieuses pour l’Assemblée, Jésus lui a fait voir une vision pour lui montrer comment il voyait lui-même les choses. Les lettres pleines de sérieux ont été envoyées de la part de celui qui nous aime et qui nous a affranchis de nos péchés. C’est lui, le témoin fidèle, qui s’exprime.

« Jean aux sept Églises qui sont en Asie : Que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône, et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre ! À celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ! » . Jean a aussi pu constater que, bien qu’il y ait eu des faiblesses et même de grands manquements dans les assemblées, elles représentaient quand même des chandeliers d’or dans la main de Dieu. Avoir une telle vision de l’Assemblée inspire de la crainte de ne pas s’exprimer légèrement sur des hommes que Dieu a choisis et avec lesquels il fait une œuvre. « Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui doit arriver ensuite, le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises. » .

On fait preuve d’un grand orgueil quand on cherche à juger et à se prononcer sur la place qui revient à des hommes que Dieu a élus. On s’ingère de cette manière dans les affaires de Dieu et on perd la grâce dans sa propre vie. « Les choses cachées sont à l’Éternel, notre Dieu ; les choses révélées sont à nous et à nos enfants, à perpétuité, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette loi. » .

« Un seul est législateur et juge, c’est celui qui peut sauver et perdre ; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain ? » . Un seul est juge – il n’y en pas deux, ni trois. Ni toi, ni moi n’avons été établis comme juges. C’est Dieu lui-même qui occupe cette position. Je crois que nous avons tous des raisons de nous réjouir de ce que cette tâche n’ait pas été confiée à un homme. On peut commettre une grande injustice envers ceux que Dieu a élus, en les traitant avec dureté, sans aucune miséricorde, en les jugeant et en les critiquant, alors qu’on est loin de connaître toutes choses. « Exaltez l’Éternel, notre Dieu, et prosternez-vous devant son marchepied : Il est saint ! Moïse et Aaron parmi ses sacrificateurs, et Samuel parmi ceux qui invoquaient son nom, invoquèrent l’Éternel, et il les exauça. Il leur parla dans la colonne de nuée ; ils observèrent ses commandements et la loi qu’il leur donna. Éternel, notre Dieu, tu les exauças, tu fus pour eux un Dieu qui pardonne, mais tu les as punis de leurs fautes. » .

« Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! » .

Cela fait partie des convoitises de la chair de vouloir diriger et décider et de prétendre qu’on sait qui est à l’intérieur et qui est à l’extérieur – qui appartient au corps de Christ et qui n’en fait pas partie – alors qu’on s’appuie uniquement sur sa propre manière de voir et que celle-ci est extrêmement limitée. En agissant ainsi, on peut facilement s’exclure soi-même et perdre le prix du combat le jour où Jésus reviendra chercher les siens. Celui qui estimait être à l’intérieur pourra fort bien se retrouver en dehors ce jour-là. Et qui sait, peut-être que celui dont on pensait qu’il était en dehors sera-t-il ce jour-là vêtu d’une robe sainte, peut-être sera-t-il une épouse de Christ ? Il est impossible pour nous de juger justement de ces situations, étant donné que tout, dans la nouvelle alliance, concerne la vie cachée avec Christ.

Une chose est certaine – ceux qui aiment la lumière demeurent dans la communion et aiment la communion. Si on est humble de cœur et qu’on a une opinion modeste de soi-même, on est en communion avec tous ceux qui ont le même entendement. Pour le reste, nous devons attendre le retour de Jésus – alors nous verrons réellement qui est à l’intérieur et qui est à l’extérieur. Ce n’est pas difficile à discerner lorsqu’il s’agit du monde et de Dieu, mais quand on dresse des barrières artificielles au sein des assemblées, cela vient souvent du fait qu’il y a des partis. Un signe qui montre qu’il y a des partis dans une assemblée, c’est que les uns se mettent à prêcher aux autres et réciproquement – on parle de ce qu’on estime nécessaire pour les autres. De cette manière, ceux qui écoutent ne tardent pas à choisir leur camp et ils réagissent à leur tour en disant les choses que les premiers ont, selon eux, besoin d’entendre. Nous comprenons bien que si une assemblée se trouve dans cette situation, l’édification disparaît d’elle-même. Ceux qui annoncent la Parole de Dieu dans la pureté parlent de la vie qu’ils ont en Dieu. La Parole de Dieu est semée dans la paix par ceux qui recherchent la paix. Ces choses sont très importantes ! Chaque frère et chaque sœur doit marcher dans un esprit de crainte, de manière à obtenir dans son esprit le témoignage qu’il ne cherche pas son propre intérêt dans de telles circonstances. Si on veut édifier l’Assemblée, on doit tout d’abord se garder pur de tout ce qui a le goût de la chair et de la volonté propre. Tout ce qui permet de penser qu’on a envie de « régler ses comptes » avec quelqu’un est strictement interdit dans l’Assemblée du Dieu vivant. Cette agressivité vient du fait qu’on est fâché parce qu’on a vu une chose qu’on est incapable de supporter chez les autres. Nous devons considérer un tel comportement comme tout à fait scandaleux.

Nous ne pouvons pas être en communion avec des hommes qui vivent dans des péchés conscients et qui ne veulent pas en sortir, car notre communion est dans la lumière. Il est donc impossible pour nous d’être en communion avec des hommes qui marchent dans les ténèbres.

« Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. » « Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » et

« Les péchés de certains hommes sont manifestes, même avant qu’on les juge, tandis que chez d’autres, ils ne se découvrent que dans la suite. De même, les bonnes œuvres sont manifestes, et celles qui ne le sont pas ne peuvent rester cachées.» .

Chez certains, on peut voir directement par leur comportement qu’ils vivent dans le péché. Chez d’autres, les péchés ne sont pas aussi manifestes. Ils ont peut-être cédé à la jalousie, à l’orgueil ou à des pensées hautaines. Ils ne pourront cependant pas le cacher à la longue. Il en est de même avec le bien. Chez certaines personnes, on peut clairement voir par leur vie et par leur ministère qu’elles mènent une vie glorieuse et élevée, tandis que d’autres frères et sœurs exercent un ministère plus caché. Ils sont fidèles, s’occupent de leurs propres affaires et servent le Seigneur Jésus-Christ. De telles personnes sont très précieuses et représentent une grande force pour l’Assemblée, même si elles semblent ne pas exercer de ministère manifeste. Cela se révèle en particulier au jour du combat, lorsque l’Assemblée est mise à l’épreuve. Dans une telle situation, ces personnes fidèles prennent toujours le parti de la vérité et constituent un soutien inestimable pour le combat mené par le frère responsable et par la fraternité pour garder l’Assemblée pure.

On peut donc s’interroger – qui sera pris quand Jésus reviendra ? Nous ne pouvons pas répondre à cette question ! La réponse se trouve dans la fidélité de chacun en particulier. Si Dieu a donné à quelqu’un cette foi dans son cœur, elle le conduira à la victoire et à la sanctification, même si au départ, tout semble très, très misérable. L’honneur revenant à Dieu n’en sera que plus grand.